Les financements structurels

Par financements structurels, nous entendons les financements qui, par leur nature ou leur destination, affectent profondément l’entreprise. Qu’il s’agisse d’opérations de bilan qui modifient la structure financière ou l’actionnariat de la société, ou de financements d’investissements qui, le plus souvent, sont concomitants avec une évolution stratégique, ils ont en commun de procurer des ressources longues à l’entreprise. Ils se caractérisent dans tous les cas par une complexité qui implique pour le chef d’entreprise d’avoir formalisé son projet stratégique et, le plus souvent, d’être accompagné par un professionnel.

Les opérations de haut de bilan peuvent être regroupées autour de deux grandes familles: Les financements de l’investissement peuvent faire l’ojet de trois grandes familles de financements:
LES ETAPES FONDAMENTALES D’UN FINANCEMENT BANCAIRE REUSSI

Une étape préalable et fondamentale : formaliser de façon honnête et exigeante le projet de l’entreprise. Cette étape est fondamentale car elle permettra au chef d’entreprise de mettre au clair son projet et d’en mesurer les écueils autant que les besoins financiers. A l’issue de cette étape, le besoin financier sera (re-)calibré et les leviers internes pour optimiser la structure financière. auront été passés en revue (cf ratios financiers supra) : abandon de comptes courants, injection de capital, mobilisation d’actifs (lease-back, apport en garantie de parts de SCI détenant des locaux professionnels…
Deuxième étape, engager une discussion avec sa ou ses banques en n’hésitant pas à élargir le cercle des consultations. Il s’agit de renverser le rapport courant banque commerciale/client en sortant de la logique “besoin/produit” fondée sur une vision rétrospective de l’entreprise (au travers de ses comptes annuels), pour entrer dans une logique “besoin/solution” fondée sur une vision prospective de l’entreprise. Une telle inversion des rapports est une démarche exigeante. Elle implique que le business plan ait été réalisé de façon réaliste et transparente, que l’entreprise ait mobilisé préalablement ses ressources, et que le chef d’entreprise accepte d’entrer dans une relation suivie avec son interlocuteur bancaire. Il sera quelquefois nécessaire de contacter de nouveaux interlocuteurs au sein de la banque.
Troisième étape, essayer de mobiliser les dispositifs publics et en particulier ceux de BPI France, en garantie ou en co-financement afin de fournir au banquier les éléments de confort qui lui permettront de financer le projet.